

Selon Madame Nancy Doyon, coach familial, ce n'est que vers l'adolescence que la plupart des enfants commencent à agir par principe et à avoir le sens des valeurs. D'ici là, tout naturellement, ils agissent par recherche du plaisir.
Dans son livre Parent gros bon sens, Madame Doyon mentionne que : "Cela dit, il faut que vous soyez prêt à respecter ce que vous avez dit et à appliquer exactement la condition énoncée. Mieux vaut utiliser des conséquences naturelles et/ou logiques qui visent un apprentissage tout en responsabilisant l'enfant face à ses actes. À la différence des conséquences, les punitions n'ont pas de lien évident avec le comportement et ont pour objectif principal de faire vivre un déplaisir à l'enfant, de sorte qu'il n'ait pas envie de reproduire le comportement indésirable. Bien qu'elles ne soient pas idéales, les punitions sont tout de même préférables à l'inaction".
Toujours selon Madame Doyon, le retrait représente davantage une mesure permettant de favoriser l'arrêt d'agir qu'une mesure punitive. Il ne devrait pas viser à faire vivre un malaise important à l'enfant, mais plutôt lui permettre de s'arrêter, de se calmer et de revenir à une attitude de collaboration.
Par conséquent, le lieu du retrait peut être agréable et on peut y garder quelques objets ou petits jeux susceptibles d'aider l'enfant à se calmer (toutou, livre, matériel pour dessiner).
Dans son livre Parent gros bon sens, Nancy Doyon, nous suggère des façons judicieuses d'utiliser le retrait.
"L'utilisation du retrait est surtout appropriée dans les situations où l'enfant exprime ou gère mal sa colère, est agité et n'arrive pas à se calmer, s'oppose aux demandes de l'adulte ou refuse de collaborer. Dans certains cas, il est possible d'utiliser le retrait afin de calmer l'enfant avant de lui imposer une conséquence ou une mesure réparatrice.
Il se peut que pour amener votre enfant à sa chambre ou pour l'empêcher d'en sortir, vous deviez user de force physique. C'est malheureusement nécessaire, parfois. Cependant, il est vital de n'user que de la force nécessaire. Ayez une attitude ferme, mais évitez toute agressivité ou brusquerie.
Tout retrait devrait durer approximativement une minute par année d'âge de l'enfant.
Après ce délai, on vérifie si l'enfant s'est calmé ou est prêt à collaborer.
Si oui, il peut revenir et faire face à la conséquence.
Si non, on impose une même période de retrait à la même durée, puis on vérifie de nouveau son état.
Chaise de retrait;
Coin à l'écart, équipé d'un coussin ou d'une couverture;
Palier d'escalier;
Chambre;
Salle de bain (magasin,épicerie,maison);
Salle de lavage;
Automobile;
Etc.
- Nancy Doyon, Coach familial.
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