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Baby blues ou dépression post-partum ?

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Baby blues ou dépression post-partum ?

Depuis votre plus jeune âge vous entrevoyez la maternité (et la paternité) comme la 7e merveille du monde, comme une petite bouchée de paradis... Puis vous vous réveillez un matin, avec un poupon dans les bras, des cernes jusqu’au menton, des yeux bouffis, une tignasse en bataille et un nuage gris au-dessus de la tête...

Vous vous demandez peut-être ce qui a bien pu se passer entre votre vision d’arc-en-ciel et de licornes et la réalité intense et déroutante que vous vivez, en ce moment. On parle bien peu souvent de cette phase d’apprivoisement et d’adaptation entre un parent et son bébé. Certains vivront en effet ce coup de foudre tant espéré, et ce, dès le premier regard. Pour d’autres, ce sera différent. Cela demandera du temps. Pas parce que ce sont de moins bons parents, pas parce qu’ils n’aiment ou ne méritent pas ce bébé... C’est simplement comme ça.

Pendant plusieurs mois, on se prépare à devenir parent, mais soyons honnêtes : préparés ou pas, notre vie change de bout en bout, en une fraction de seconde, dès le premier cri de ce petit être... Ceci est loin d’être négatif, bien au contraire! Cependant, cela requiert parfois un certain temps pour apprivoiser ce nouveau rôle et se faire suffisamment confiance pour avancer dans cette aventure.

Il est possible que dans les premiers jours, voire semaines, la pression vous fasse craquer à l’occasion, que vous fondiez en larmes sans raison apparente, que vous doutiez de vos compétences comme parent, que vous trouviez toutes ces responsabilités lourdes ou effrayantes, que vous vous sentiez épuisés... C’est normal. Vous êtes en train de vous découvrir une nouvelle facette. Vous apprenez à connaitre et comprendre cette petite chose, à la fois si mignonne et si effrayante.

Prenez un pas de recul. Voyez les petits pas que vous faites comme parent, chaque jour. Allez-y une journée à la fois et portez attention au regard admiratif de votre bébé. Demandez de l’aide si possible (famille, amis, voisinage, centres d’aide...) afin de prendre un moment pour vous tous les jours (ne serait-ce que 15 minutes). Reposez-vous quand c’est possible. Mais surtout, prenez le temps de prendre le temps. Cette relation est en construction et cela demande du temps.

Puis, si cet état brumeux perdure, si les nuages épaississent et que la tempête s’amplifie, peut-être ne vivez-vous plus simplement des baby blues, mais êtes-vous plutôt sujets à une dépression postpartum. Il n’y a rien de honteux à cela. Il faut savoir que 10 à 20 % des nouveaux parents seront affectés par ce trouble et ce, tant les pères que les mères. Eh oui, les hommes sont aussi à risque que les femmes de vivre avec des symptômes tels que l’épuisement, une tristesse envahissante, de la dévalorisation, de la culpabilité, une tendance à l’isolement, de l’irritabilité, de la difficulté à prendre soin de soi et de bébé. La dépression postpartum peut survenir à n’importe quel moment au courant de l’année suivant l’accouchement. Il est important alors d’aller chercher de l’aide.

Si vous vous questionnez sur votre état de santé, n’hésitez pas à contacter votre médecin ou votre CLSC. Sachez également que toute l’équipe de La Maison des Familles est là pour vous. Nous offrons les services de Relevailles pour toutes les familles résidant dans la MRC Arthabaska.

La Maison des Familles
819-758-4041

Fannie Labbé
Animatrice en périnatalité