ose ton truc
La communauté autochtone

Partager :

La communauté autochtone

Saviez-vous qu'il y a plusieurs raisons qui incitent une personne autochtone à venir s’installer à la ville? L’accès à des études collégiales et/ou universitaires en est une très importante, car les communautés ne sont dotées que d’écoles de niveau primaire et secondaire. De plus, l’accès à des soins de santé de qualité est aussi une raison majeure d’un déménagement vers les villes. On retrouve également comme motivation la possibilité d’obtenir un meilleur emploi, l’accès à plusieurs services publics et culturels, l’envie de se rapprocher des grands centres, l’envie de s’éloigner de certaines réalités difficiles et tout simplement l’envie de la découverte et du changement. Mais une chose reste, peu importe la raison du déménagement : l’adaptation à la vie urbaine ne se fait pas sans heurts et défis.

L’adaptation à la vie urbaine

En effet, le manque d’arbres, d’accès direct à la nature peut être mentionné comme difficile par certains, étant habitués à vivre en contact direct avec la forêt. La langue est un élément à considérer aussi, sachant que le français est la langue seconde de la majorité des Autochtones. La communication devient donc un défi de taille pour certains (à l’école, au travail, dans les relations en général). Il est important de mentionner que la majorité des Autochtones parlent leur langue maternelle à la maison et tentent de la transmettre le plus possible aux générations futures. Nous notons tout de même malheureusement une perte de la langue lorsque les Premières Nations s’installent en ville.

La vie sociale

Chez la majorité des Autochtones, le respect des aînées est une valeur primordiale. Les aînées sont les gens qui possèdent de l’expérience, de la sagesse et qui peuvent donner de précieux enseignements aux générations futures. Il n’est donc pas rare de voir une aînée être invitée à venir témoigner, conseiller et dire des prières/bénédictions lors de rassemblements ou de simples réunions. Leurs opinions et conseils comptent énormément.

La nourriture

La nourriture, les Autochtones mangent la même chose que les Québécois, à peu de chose près. Ils chassent et pêchent encore énormément. Ils vont donc se nourrir régulièrement de viande de bois (orignal, cerf, lapin, porc-épic, castor, etc.) et de poisson. La bannique (pain sans levain traditionnel) est également un élément que l’on retrouve souvent dans les repas. Les Atikamewk vont aussi souvent organiser des Makocan, sorte de « potluck » où tout le monde apporte de la nourriture qu’ils vont partager ensemble, toutes générations confondues.

L'éducation

L’éducation des enfants, le proverbe « Il faut tout un village pour élever un enfant » prend tout son sens auprès des Premières Nations. En effet, la famille élargie est très impliquée dans la vie des enfants, participe à son développement et s’occupe des enfants de la famille comme des siens. Les enfants sont élevés en communauté, même en milieu urbain. Les Autochtones possèdent donc un sens de la famille très développé. Il n’est pas rare de voir les enfants être élevés autant par ses parents que par ses grands-parents, cousines et oncles/tantes. En général, les Premières Nations ont une notion moins stricte de l’enseignement que les Québécois. Ils vont plutôt préconiser l’apprentissage par essais et erreurs avec leurs enfants, afin que ces derniers expérimentent les rudiments de la vie par eux-mêmes.

Spiritualité et religion

En ce qui a trait aux Premières Nations, il est important de noter qu’il y a une différence notoire entre religion et spiritualité. En effet, quoique la majorité des Premiers Peuples ait été convertie au catholicisme depuis les années 1800, ces derniers ont généralement conservé une profonde spiritualité, liée directement à leurs traditions ancestrales. Il est donc commun de voir une personne adopter la religion catholique, tout en pratiquant une spiritualité traditionnelle

De ce fait, plusieurs personnes pratiquent toujours les rituels de purification par la fumigation à la sauge (pour purifier son corps, esprit et âme ainsi que se débarrasser de mauvais esprits en soi ou dans sa demeure). La relation avec la Terre Mère est également très présente et la majorité des Autochtones vouent un immense respect pour les esprits de la forêt, des animaux, des rivières et lacs, du ciel. Il n’est pas rare non plus que certaines personnes participent à des rituels de Pleine Lune, de Lever du Soleil, de cérémonie du Nouveau-né et des Premiers pas, en hommage à la nature et l’humain. Également, lors de la chasse, il est d’office que le chasseur remercie l’animal de lui fournir nourriture et peau. Les premiers peuples considèrent primordial d’être reconnaissant envers l’animal d’avoir donné sa vie pour leur permettre de se nourrir.


TABLE ENFANCE JEUNESSE FAMILLE DE TROIS-RIVIÈRES 2015, Tous ensemble pour faire une différence: Guide d'accompagnement des nouveaux arrivants:documents de travail.