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La communication avec les arrivants

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La communication avec les arrivants

La communication est un point tournant dans l’intervention auprès de la personne immigrante étant donné que la barrière de la langue peut exister. L’intervenant doit être alerte au niveau du langage qu’il utilise. Il doit être simple, accessible et clair. Il est plus approprié d’utiliser un français davantage international en évitant les expressions populaires.

L’intervenant doit vérifier avec la personne immigrante s’il peut le tutoyer ou non. Selon le code culturel, certaines personnes peuvent éprouver un malaise important face au tutoiement. Ce malaise peut aller jusqu’à entrainer une coupure relationnelle.

L’intervenant doit être conscient de la limite de certains mots. Par exemple, le mot « besoin » n’existe pas dans de nombreuses langues. Ainsi, l’intervenant doit trouver des alternatives et des synonymes. La reformulation devient donc un moyen important dans la communication. Elle permet de bien valider la perception de la personne. Il faut questionner suffisamment afin de bien comprendre les besoins et les attentes tout en évitant de suggérer des réponses. Si nécessaire, des questions supplémentaires seront posées afin de préciser la pensée et éviter l’interprétation.

L’intervenant doit utiliser un débit adéquat sans augmenter de façon inutile le volume de la voix. Il est suggéré de procéder à des arrêts de façon régulière au cours de la conversation afin de valider la compréhension. Le fait de fragmenter l’information et de procéder par petites étapes devient une intervention gagnante.

L’intervenant doit évite ainsi de perdre la personne dans un flot d’informations. Par exemple, la personne peut dire « oui » à une partie du message reçu mais pas nécessairement à l’ensemble de celui-ci.

La prise de note

Dans plusieurs situations, la prise de notes est nécessaire, mais l’attention doit demeurer centrée sur la personne. Le contact visuel doit être présent. Le langage non verbal demeure aussi important que le langage verbal. Il représente 93% du message.

L’écoute doit demeurer au centre de l’intervention.

Exemple de cas : Madame X se présente au CPE pour inscrire son enfant au service de garde. Les démarches à effectuer lui sont expliquées et un dépliant explicatif lui est remis. La communication est difficile, l’éducatrice se rend compte à quel point le vocabulaire du réseau est spécifique. Quelques mois plus tard, la femme se présente à nouveau au CPE en croyant qu’elle aura sa place puisqu’elle est inscrite sur la liste d’attente tel que demandé. Il est difficile de lui expliquer que cette liste est régionale et que le CPE n’en est pas responsable. L’éducatrice lui remet par écrit les coordonnées de la personne responsable de l’attribution des places. Dans un deuxième temps, elle contacte cette dernière afin de l’informer de la situation et de la mettre en contexte sachant que la communication sera difficile entre elles. Cinq mois plus tard, l’enfant a finalement obtenu une place. Le fait d’avoir transmis par écrit les éléments importants ainsi que d’avoir parlé à la personne responsable ont personnalisé et simplifié la tâche de cette maman.

Des moyens de communication

- Images et pictogrammes:

Il est possible d’avoir recours à des outils afin de faciliter la communication tels les supports visuels ou les pictogrammes.

Il peut être aidant:

- D’utiliser une carte géographique simple de la ville et d’identifier les différentes ressources que la personne est susceptible d’utiliser régulièrement.

- Il est aussi soutenant d’écrire sur cette carte les distances et le temps nécessaire pour le trajet à pieds entre les différents endroits identifiés.

Exemple de cas :Une femme conduit son enfant au CPE et ce dernier est souvent habillé d’une façon inadéquate pour la saison hivernale. Elle arrive avec son enfant dont les pantalons de neige sont enfilés par-dessus le manteau avec des souliers. Madame a toujours de la difficulté à habiller son enfant de façon adéquate chaque matin.

L’intervenante a alors adapté son intervention en mettant en place des pictogrammes rappelant à Madame l’ordre dans lequel son enfant doit être habillé afin qu’il soit bien confortable. La créativité de l’intervenante, centrée sur les limites d’autonomie de la famille, a permis de régler la situation et de permettre de nouveaux apprentissages facilitant l’adaptation de cette famille aux nouvelles conditions climatiques en appuyant ses interventions à l’aide de pictogrammes..


TABLE ENFANCE JEUNESSE FAMILLE DE TROIS-RIVIÈRES 2015, Tous ensemble pour faire une différence: Guide d'accompagnement des nouveaux arrivants:documents de travail.