ose ton truc
La consommation de substances chez les jeunes ayant un TDA/H

Partager :

La consommation de substances chez les jeunes ayant un TDA/H

L'adolescence n'a rien de simple. Cependant, les défis qui y sont associés peuvent devenir plus grands pour le jeune (10 ans-16 ans) aux prises avec un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H).

L'expérimentation pouvant devenir une adaptation !

L’expérimentation, phénomène « normalement associé » à l’adolescence peut-être plus complexe chez un jeune ayant un TDA/H, voire même en lien avec une façon adaptative de vivre avec ce trouble. Alors, est-ce possible de croire que la consommation de drogues pourrait s’inscrire dans ce processus d’adaptation ?

Comment se défini le TDA/H?

D’abord, le TDA/H est défini comme « un mode persistant d'inattention ou d'hyperactivité-impulsivité, plus fréquent et plus sévère que ce qu'on observe habituellement chez des sujets d'un niveau de développement similaire ». Cette définition inclut trois formes du trouble pouvant se manifester chez le jeune.

  • Le type « inattention prédominante » (faible intérêt pour le travail intellectuel, procrastination, sensation d'être dépassé par la tâche, lenteur, inefficacité);

  • Le type hyperactivité-impulsivité prédominante (verbomoteur, fébrilité intérieure, témérité, irritable, colérique, têtue);

  • Le type mixte (les deux types précédents s’y retrouvent à intensité variable).

Pour le jeune ayant un TDA/H, l'environnement peut-être frustrant. Il le restreint et lui renvoie régulièrement l'image qu'il est dérangeant, lent, énervé ou énervant.

Cependant, le regard de l'environnement n'est pas en lui seul responsable des impacts négatifs sur l'estime de ces jeunes. C'est qu'en fait, ils peuvent vivre des échecs réels. Il est très difficile et anxiogène de ne pas se sentir à la hauteur. « Un enfant très anxieux a de la difficulté à se concentrer et un enfant qui a de la difficulté à se concentrer peut être anxieux » (Dre Patricia Garel, psychiatre, 2012). En ce sens, l’individu atteint par ce trouble peut chercher à fuir ces émotions négatives et calmer un bouillonnement intérieur.

Séduit par la consommation

Séduit par l'idée d'une porte de sortie rapide et efficace ayant pour objectif d'atténuer leurs symptômes, la consommation de substances pourra être considérée, et ce parfois, afin de calmer l’anxiété provoquée par les différentes difficultés ou bien pour augmenter la concentration. Or, la consommation de psychotropes a un impact significatif sur la chimie cérébrale.

Plusieurs conséquences liées à cette consommation peuvent survenir :

Notamment en lien avec l'augmentation de la vulnérabilité au stress, l'aggravation de l'impulsivité et le déséquilibre affectif. Éléments qui sont déjà amplifiés par le TDA/H. La consommation de drogues ne vient que mettre progressivement de l'huile sur le feu.

Bien que cette consommation s'inscrive au départ comme un moyen pour atténuer plusieurs symptômes, elle devient la source de divers problèmes :

  • Problèmes familiaux;

  • Violence;

  • Actes illégaux;

  • Échecs scolaires;

  • Stigmatisme.

C'est pour cette raison que diverses mesures doivent être envisagées dès les premières manifestations des difficultés. Une évaluation rapide permettra de préciser les moyens à prendre pour répondre aux besoins que sous-tend le TDA/H. 

Selon, Biederman et ses collègues, le traitement pharmacologique représenterait un facteur de protection important. Hechtman, explique que les sujets qui ont un TDA/H risquent d'avoir un niveau de détresse psychologique plus élevé s'ils n'ont pas reçu l'aide nécessaire. Les problèmes secondaires du TDA/H tels que les troubles affectifs, anxieux, la dépression et la toxicomanie seraient plutôt attribuables à leur détresse psychologique résultant de l'absence de traitement.

Cependant, le traitement pharmacologique à lui seul ne peut assurer la diminution des risques associés au TDA/H. Ces personnes doivent être encadrées, aidées quant à leur organisation. On doit miser sur leurs forces et leur sensation de contrôle. Leur capacité de résilience est significative. Ils ont une imagination fertile. Ils peuvent utiliser la plus petite occasion et la transformer en une grande opportunité. Il faut leur donner le droit d'être ce qu'ils sont.


Par Audrey-Ann Lecours, intervenante psychosociale et responsable du volet famille à action Toxicomanie
Action Toxicomanie
59 rue Monfette local 251
Victoriaville
G6P 1J8
819 758-6574
http://www.actiontox.com
www.facebook.com/actiontox

 

Avertissement.

Le contenu diffusé sur ce site Web ne sert qu’à des fins d’information et ne remplace pas l’opinion d’un professionnel de la santé ou du développement des enfants.

banniere-robo
kevin-filteau-desktop
2021-01-05bannieregestimark-v2
banniereautobusrobo-v2
kevin-filteau-mobile
2020-12-16gestibanniere