L’apprentissage de la propreté est une étape de développement aussi importante que la parole et la marche, tant sur le plan physiologique que sur le plan psychologique. L’apprentissage de la propreté demande de la patience et de la persévérance, ainsi qu’une bonne dose de bonne humeur.
Elle dépend de la capacité de l’enfant à contrôler sa vessie et ses intestins. Le moment exact dépend du caractère de votre enfant et de son intérêt à devenir propre. Les filles sont généralement plus précoces de que les garçons. La durée de l’apprentissage est, en moyenne, de 3 à 6 mois.
Ce n’est que vers l’âge de 2 ans environ qu’il peut reconnaître la sensation que ces organes sont « pleins ». Ensuite, il apprend à détecter le moment où il est sur le point d’uriner ou d’aller à la selle.
Tout cela ne « s’enseigne » pas à proprement parler. Cela dépend de l’enfant. Il faut qu’il y soit prêt physiologiquement et, surtout, « psychologiquement ». Pour qu’il réussisse ce défi, soyez patient et ayez confiance en votre enfant.
La toilette doit être un endroit confortable pour votre enfant. Il doit s’y sentir à l’aise et même, avoir un jouet pour s’occuper.
Même si votre enfant est propre et sec toute la journée, il lui faudra peut-être plusieurs mois ou même plusieurs années pour devenir propre pendant la sieste ou pendant la nuit. Avant l’âge de 5 ans, il est inutile de s’inquiéter si votre enfant ne réussit pas à se réveiller pour aller aux toilettes.
Votre enfant peut continuer à utiliser une couche, mais encouragez-le à utiliser le petit pot s’il doit aller aux toilettes la nuit. Dites-lui qu’il peut vous appeler pour avoir de l’aide.
Lorsqu’il reste au sec plusieurs nuits de suite, vous pouvez essayer de lui mettre une petite culotte de coton ou une culotte d’entraînement. Si vous placez une feuille de plastique sous le drap contour, vous protégerez le matelas.
Si ça ne fonctionne pas, remettez-lui des couches ou des culottes d’entraînement et ressayez quelques semaines plus tard.
Votre enfant peut connaître des périodes de régression, notamment à cause d’un événement stressant pour lui. Continuez de l’encourager et de le féliciter lorsqu’il va sur le petit pot, mais sans accorder trop d’importance à ces moments. Dans ce cas, vous pouvez le remettre aux couches. Surveillez les signes qui vous indiqueront s’il est prêt à essayer de nouveau.
Vous vous demandez comment accompagner votre enfant dans cet apprentissage ? Voici quelques signes à surveiller :
Il se dirige lui-même vers son petit pot et s’assoit dessus tout seul;
L’enfant sait quand sa couche est mouillée;
Il se déshabille en partie sans votre aide;
La couche de l’enfant est sèche et propre pendant plus de deux heures consécutives;
L’enfant veut enlever sa couche et porter des petites culottes;
Il comprend les consignes simples, comme « Va porter ceci à papa. »;
Il commence à exprimer ses besoins clairement et dit, par exemple, « Veux du lait. »;
Il est fier de faire des activités tout seul;
Il se montre curieux : il veut vous voir aller aux toilettes, il place son toutou sur le petit pot, il aime les histoires qui parlent de propreté, etc.;
Il monte et descend un escalier sans se tenir;
Il connaît les parties de son corps;
Il est motivé d’apprendre.
Lorsque tous les signes sont présents chez l’enfant, nous pourrons alors affirmer qu’il est prêt.
Faites-en une expérience favorable. Devenir propre, c’est apprendre à contrôler son corps. Soutenez les efforts de votre enfant, félicitez-le. Faites-en sa réussite personnelle, car de toute façon, c’est son apprentissage à lui!
Clerget Stéphane et Carine Mayo, Les pipis font de la résistance : comment aider l’enfant à devenir propre, Paris: Albin Michel 2006.
Sanschagrin Joceline, Caillou : Le pot, Montréal : Chouette 2005.
Lacombe, Louise-Marie, Le gros monstre de la salle de bain, Montréal : Hugo et Filou 2002.
Le contenu diffusé sur ce site Web ne sert qu’à des fins d’information et ne remplace pas l’opinion d’un professionnel de la santé ou du développement des enfants.