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La réalité des nouveaux arrivants

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La réalité des nouveaux arrivants

Pour de nombreux parents qui viennent d’immigrer, il est difficile de concevoir ce que signifie de laisser quelqu’un qui ne fait pas partie de la famille (ou d’autres personnes bien connues des parents) prendre soin de leur enfant.

Les options de services de garde

Pour les immigrants, trouver des options de services de garde qui correspondent aux besoins familiaux et aux croyances sur les pratiques parentales qui se rattachent à ce qui est bon pour les enfants peut représenter un défi. Le fait de laisser la garde de jeunes enfants à d’autres personnes que les parents demeurent hors norme dans de nombreuses sociétés surtout pour les Syriens. En général, les réseaux étendus de parents et d’amis sont le plus souvent sollicités lorsque les parents ont besoin d’aide pour s’occuper de leurs enfants.

Les options de services de garde peuvent ne pas être bien comprises et les attentes des parents envers ceux qui ont la responsabilité de prendre soin de leurs enfants pourraient bien ne pas correspondre à ce qui est susceptible de se produire.

La situation est la même pour les écoles. De nombreux immigrants arrivent dans des pays où les options et les politiques en ce qui a trait à l’école, de même que les attentes et les pratiques du personnel scolaire, varient grandement de celles de leur pays d’origine. Dans beaucoup de pays, il existe une mosaïque de politiques gouvernementales, du préscolaire à l’éducation supérieure, qui portent à confusion et avec lesquelles il est difficile de composer. Dans la plupart des pays, la transition scolaire est plus facile pour certaines populations d’immigrants et plus difficile pour d’autres. Ce défi s’explique en partie par les situations économiques et en partie par les différences culturelles sur le plan des objectifs à l’égard des enfants et à leur rôle dans la vie familiale. 

Les difficultés 

Il est difficile pour les immigrants de comprendre ce service, mais aussi de comprendre comment y accéder. Ils sont nouveaux au pays et ils ont à comprendre et à parler notre langue. Bon nombre de nouveaux arrivants trouvent difficile de remplir les contrats de service, de fournir la documentation associée au contrat et la procédures en lien avec une demande de service de garde.

Une fois intégrer ils ont maintenant à apprendre et comprendre toute sorte de demandes en lien avec la fréquentation de leur enfant au service de garde, et ce aussi avec la culture d'un nouveau pays et 4 saisons. Par exemple : il est difficile  pour eux de comprendre et de concevoir que l'enfant ait besoin de linges de rechange dans un sac ou de plusieurs vêtements.

De plus, au niveau de la santé plusieurs ethnies ne sont pas familiers avec les allergies alors comment peuvent-ils prévoir et savoir que l’enfant ne doit pas avoir en sa possession un aliment à base d’arachides. En ce qui concerne les changements de saisons, le port du vêtement n’a pas de saison, alors pourquoi ne pas mettre un pantalon de neige directement sur la peau puisqu’un pantalon est un pantalon? Et quelle est la nécessité et l‘utilité des bas?

Il est important d'être conscient que plusieurs facteurs contribuent à fragiliser les parents:

  • Apprendre et comprendre la langue et surmonter les problèmes de communication;

  • Trouver un emploi ou un logement;

  • Comprendre le fonctionnement d’un service de garde et ses attentes à leur égard;

  • Se familiariser avec de nouveaux codes culturels qui viennent bouleverser leur vision du monde et de l’éducation de leur enfant;

  • Faire face au manque de soutien de la famille élargie ou du réseau social sur lesquels, en d’autres circonstances, ils pourraient compter.

L'intégration progessive suggérée

Afin de favoriser l’intégration de l’enfant immigrant au service de garde, il est souhaitable que le personnel éducateur puisse établir une relation de confiance avec lui tout en rassurant les parents et que la séparation entre le parent et l’enfant se fasse de façon progressive. Ce procédé apporte à l’enfant de se sentir rassuré et l’aide à établir une relation de confiance tant avec l’éducateur ou l’éducatrice qu’avec les autres enfants.

Ensuite, elle contribue à établir la relation de partenariat nécessaire entre le parent et le personnel éducateur. Inviter le parent à certains moments au service de garde lors de l'intégration afin que le parent puisse partager et comprendre l’expérience que l’enfant est en train de vivre, l’accompagner dans cette expérience. Il peut aussi observer l’éducateur ou l’éducatrice, lui poser des questions et ainsi se sentir rassuré. Dans un même ordre d'idée, l’éducateur ou l’éducatrice peut se familiariser davantage avec l’enfant et sa famille, mieux saisir l’interaction parent-enfant et, ainsi, construire une relation de confiance avec l’un et l’autre.

Bon à savoir 

Certains parents immigrants disent manquer d’informations ou de temps. D’autres avouent hésiter à poser leurs questions à cause de la langue, qui reste, bien sûr, la pierre angulaire de leur difficulté à communiquer, mais aussi parce qu’ils croient les éducateurs et les éducatrices extrêmement occupés. Par conséquent, les parents pensent à l’avance que ceux-ci n’ont pas de temps à leur consacrer pour parler avec eux, et individuellement, de l’enfant.

Par ailleurs, et c’est ici le facteur culturel qui semble intervenir, les parents éprouvent une certaine gêne à communiquer avec les éducateurs et les éducatrices, car ceux-ci représentent une autorité vis-à-vis de laquelle ils s’imposent une distance respectueuse.