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Une attitude gagnante avec les arrivants

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Une attitude gagnante avec les arrivants

Des façons d’être permettent d’optimiser les interventions mises en place.Voici un bref résumé des attitudes à adopter dans un processus de relation d’aide avec quelques spécifications à la clientèle immigrante.

Il est important...

D'axé sur le positif : L’intervenant doit toujours être centré sur la découverte et la valorisation des forces. Cette personne a des points forts et l’intervenant doit les connaître. Il faut valoriser sa débrouillardise et ses capacités. Le fait de sentir que quelqu’un reconnaît ses forces peut permettre à la personne de vouloir prendre du pouvoir sur sa vie et de se remettre en action. Il est important de souligner et de reconnaître chaque effort déployé par la personne et les pas qu’elle franchit.

D'avoir une écoute efficace : Cela signifie entendre l’ensemble des éléments que la personne a à partager tout en clarifiant chaque information rapportée qui semble ambigüe. L’écoute permet une meilleure compréhension de la situation de la personne immigrante ce qui permet une prise de décision plus juste dans le processus d’intervention. Être à l’écoute signifie aussi de prêter attention aux paroles, mais aussi à l’attitude non verbale de la personne. La personne doit se sentir accueillie dans ses paroles

D'avoir de l'empathie et de mettre ses limites : L’empathie est la capacité de partager et d’éprouver le même sentiment que la personne avec laquelle on partage une situation. C’est d’être capable de ressentir ce que l’autre personne vit, de se mettre à sa place en étant dans la compréhension, le non-jugement et l’acceptation. Cependant, l'empathie n'implique pas de partager les sentiments ou les émotions de l'autre, ni de prendre position par rapport à elle, contrairement à la sympathie. Avec une personne immigrante, il faut être particulièrement compréhensif des sentiments de tristesse, de perte et de nostalgie envers la patrie. Cependant, l’intervenant ne doit pas tomber dans le sentiment de pitié qui peut facilement mener à un sentiment d’impuissance car on réfère alors à de la sympathie. Elle est définie par le fait de ressentir les peines ou les plaisirs de quelqu'un, d'être en accord avec ses sentiments, de participer à ses joies et à ses douleurs. Dans une attitude de sympathie, un climat de camaraderie s’installe. Ce contexte de camaraderie ne correspond pas au mandat d’un intervenant en relation d’aide. L’intervenant est présent pour un temps dans la vie de la famille. Il ne devient pas un ami. Par moment, il peut devenir facile de franchir des frontières avec la personne immigrante. En raison du passé difficile du réfugié, certains intervenants pourraient avoir tendance à tout donner, à accompagner en oubliant l’autonomie, à procéder à des entrevues de plusieurs heures.

Suite à la consultation de plusieurs intervenants du milieu, il est clairement nommé l’importance de mettre une limite au niveau du temps accordé lors de l’entrevue. Peu importe le passé difficile de la personne, l’intervenant doit apprendre à se positionner tant au niveau de l’accompagnement que du temps accordé. L’intervenant peut travailler avec les personnes immigrantes, allophones ou non, peut exiger plus de rencontres ou de temps à consacrer. Il faut le prévoir et le planifier mais aussi signaler à la personne, le cadre de notre mandat et la durée prévue initialement. Cela demandera une réflexion et une mobilisation de la part de chacun, mais permettra de travailler sur les besoins essentiels.

Ces limites doivent donc également être claires tant en ce qui a trait au mandat de son établissement que les actions à poser. L’intervenant qui met des limites et recadre la personne immigrante lorsque nécessaire, mise sur l’empowerment et le développement de l’autonomie.Mettre des limites signifie aussi éviter de vouloir sauver le monde et de maintenir des frontières claires avec la famille. L’intervenant doit aussi éviter de penser qu’il doit amener la famille à un mode de vie idéal. Enfin, un intervenant qui met ses limites signifie qu’il est en mesure de référer vers le partenaire le plus pertinent car il reconnait ses propres limites d’intervention. (Santé mentale pour enfants Ontario. (2002). Santé mentale durant la petite enfance, guide de formation, 137 p. 85

D' avoir de la conscience de soi et de l'ouverture: « Afin d’être efficace, l’intervenant doit non seulement écouter mais s’écouter lui-même ». Préalablement, l’intervenant doit prendre le temps d’identifier ses valeurs personnelles puisqu’elles influencent l’ensemble de ses interventions. Les interprétations et l’analyse de la situation vécue par l’immigrant sont influencées inévitablement par la culture de l’intervenant ainsi que les actions qui en découleront. En étant conscient de sa propre culture, l’intervenant pourra également identifier les écarts entre ses valeurs et celles de son client pouvant engendrer des chocs culturels. Être en contact avec une autre culture confronte inévitablement l’intervenant à une remise en question de son mode de pensée. Il devient primordial de se rappeler que « chaque culture a quelque chose à enseigner et quelque chose à apprendre. Ainsi, l’intervenant doit demeurer ouvert aux croyances et aux pratiques culturelles de l’autre. Même si elles sont bien différentes de sa culture, elles demeurent structurantes et bénéfiques au partage et à la communication selon les valeurs de l’interculturalisme. Cependant, les valeurs de la culture d’ici ont également lieu d’être. Plus l’intervenant est conscient de ses valeurs et de sa propre culture, plus il sera facile d’en expliquer le sens à la personne immigrante.


TABLE ENFANCE JEUNESSE FAMILLE DE TROIS-RIVIÈRES 2015, Tous ensemble pour faire une différence : Guide d'accompagnement des nouveaux arrivants : documents de travail.